samedi 27 août 2016

Le monde appartient aux maqueraux chauves

D’accord tu as raison, je ne sais pas draguer
Et te répondre «si, car j’ai lu dans tes yeux
Verts
Que tu aimes la fessée et qu’on te tire les
Cheveux
Pendant la levrette », c’était pas la meilleure idée
Que je puisse avoir
Pour te prouver le contraire

C’était mon anniversaire et j’étais
Plus bourré que le cul d’un enfant
De chœur sortant de sa leçon privée
de catéchisme

Mais crois-moi si je te dis :
                        Ni excuse ni regrets, c’est mieux comme ça
                        Je trace ma route tout droit
                        dans mes bottes, un jour
                        Ma vieille caisse atteindra un océan
                        Ça m’autorise un peu d’arrogance

tes yeux sont verts
Putain c’est bon

Ma vie sentimentale est un total échec dis-tu

Je rêve souvent d’une petite pute nana comme toi
                        Et de l’éventualité du gout de sa peau sous ma langue
                        (et de sa chatte bien évidemment, mais ça tu l'a déjà deviné)

Et ok, je suis chauve ou presque
Mais le monde appartient aux  maqueraux chauves
                                                Et pervers

D’ailleurs, d’ici à New York
chauve est le nouveau mot
            Pour décrire, la coolattitude la plus extrème, le truc
Le plus dingue, le plus extra, le plus bandant/mouillant qui
                                                                        puisse
                                                                        exister

            Et bientôt tu devras dire,
« J’étais avec ce vieux type, j’ai passé une soirée de chauve
Et quand on est rentré, il m’a baisée comme un vrai chauve »
            Et ça voudra dire :
            « C’était la meilleure nuit de toute ma vie, j’ai ri et
j’ai joui comme une salope nymphomane cocaïné de la chatte
aux oreilles lachée en roue libre
dans un gang bang no limit et plus encore »

Et ouais pupuce, les chauves c’est la classe
            D’ailleurs, je rase les poils de mon pubis
Pour qu’il soit chauve lui aussi, et ta jolie chatte
            Je parie qu’elle est chauve
Le chauve c’est la vie, le meilleur moyen
            De lutter contre l’ennui et je suis tellement
Chauve que tu devrais te pointer  avec une copine
Qu’on fasse un truc de chauve, de la baise à 3
                        Sanglante et immorale avec des fouets pour
Marquer vos dos
            Et des trucs bizarres pour vous attacher toutes les deux
Je passe la main sur mon chauve qui durcit rien que d’y penser

Putain c’est trop cool d’être chauve
            Je te promets, depuis peu Dieu se rase le crâne
            « Les cheveux blancs c’est ringard » qu’il dit à Saint Pierre
Tout en lui faisant un chat-bite d’anthologie histoire de rendre
L’ambiance au paradis un poil moins formelle, et ouais un Dieu Chauve
                                    est un dieu qui devient cool et

me voilà
Chauve le vieux
Chauve le nœud
            Oublie les chevelus, vive les chau(d)velus
Le monde appartient aux maqueraux chauves et pervers
dans mon genre et bientôt
                        Ton petit cul et ton cœur et le reste…
                        Tout ça offert au bout de mes doigts
                        Et mon crâne luisant, maitre de tes vertes prunelles

En amour, je crois à la violence

                       Cœur qui bat plus fort que ne voudrait l’autoriser la vie

Des sentiments
                        Comme ces étreintes
                        Qui marquent les peaux
                        Et épuisent les corps

En amour, je crois à la violence
La fille qui préfère baiser plutôt qu’aimer
Devait descendre de Paris passer le weekend ici
Mais, le besoin d’argent est un  cruel esclavagiste,
 j’ai du bosser en extra
Dans un restau ce soir, et pareil demain
Alors elle est pas venu et à 18h46 son message déclare
            sobrement et sans colère :
                        T'es excusé.. lapin débarque en moto dans 20mn

Nous ne sommes que peu de choses dans les bras d’une femme

Et cet aprem, à la pharmacie, une jolie brune, la 30aine
            Qui me sourit
Et je me dis qu’à cette heure, c’est pas l’alcool, alors
            Peut-être le soleil ou un dosage excessif d’anti-dépresseurs

Et ce soir, après le boulot, dans le bar, la fille
            La 20aine à tout casser, son regard
            Dans le mien, genre elle aime les vieux pervers ??
Merde, c’est la drogue, non ?

Et cette nuit, quand je suis rentré c’était seul
et dans ma rue
            Une voiture explosé, un accident
Des flics et des pompiers qui arrivaient
Ouaip
Ouaip
Ouaip, et là
                        Je lis un peu de Bukowski
            J’écoute du Da Silva
            J’écris des mauvais poème qui se révèlent
Incapables de parler de cul, et ça,
ça craint !

            Je déprime pas
            Je suis au dessus de tout ça
            Un jour je serai mort
            Et putain, j’voudrais pas
            Que ma mort soit
            triste comme ma vie
faudrait que vienne le temps béni comme un cul
de m’remettre à vivre chaque matin
                                    comme une nouvelle chance

J’aimais bien être dingue les clopes, la vodka et les actrices pornos

J’aimais bien quand je fumais 25
            Cigarettes de trop
Par jour
            C’étais pas une bonne chose
Mais bon…
            La différence entre les bonnes
Et les mauvaises choses
C’est un peu comme la différence entre
une séance de sexe
Avec une épouse chrétienne pratiquante
            Et la meilleure baiseuse
            De Saint Petersburg, moi je me suis toujours senti
plus russe que proche du pape

J’aimais bien quand j’aimais boire
            De la vodka jusqu’à huit heures du matin
Avec de jolies filles aussi ivre que moi
            Il y a quand même des façons moins plaisantes
            De se tuer

J’aimais bien quand je partais sur les tournages pornos
            Et qu’avec un peu de chance, certains soirs
            je léchais une jolie chatte rose
Avec autour, une des plus belle choses que j’avais
Jamais
Tenue
Dans
Mes
Bras… les filles de magazines de mes 15 ans
            Des centaines de branlettes adolescentes
            Là, les mêmes ou presque
En train de s’ouvrir entre mes mains  et le reste
y avait pire comme moyen de ne plus croire
            en l’amour

Ok, je faisais le boulot le plus pourri qui puisse se faire là
et ça me rendait
Dingue, c’était comme les usines, un manque d’avenir certain
            Et ça aura ma peau surement, parce que ma vie
            C’est toujours le même sale gout de merde au bout de la langue
            Mais je voyageais, et quand j’ai baisé dans un avion
            c’était cool

            cool
            Comme ma première glace à la pistache
            Comme ma première cuite sans vomir
            Comme ma première baise réussie
            Comme le premier je t’aime entendu
            Comme le premier grand amour
            Comme le premier rêve
            Comme la première trêve dans ma course au suicide

Et aujourd’hui, mes cheveux tombent plus que les femmes
            Et j’emmerde mon seul amour
            Sans grande conviction
            et je vis seul avec un clébard blanc
            et je réfléchis à la cirrhose quand je prend une bière
            et j’irréfléchis à la cirrhose quand la vodka me prend
           
et parfois je vois une femme dans la rue et dans ses yeux
            je lis tout l’amour auquel elle aspire en secret quand elle s’endort
            dans les bras de son homme et je lis avec quelle force
            elle aurait pu aimer celui que j’étais et la vie… lutter sans armes
                                    croire à la victoire et s’imaginer libre puis
                                     les masques tombent, l’amour est un mensonge
            la raison vacille et la défaite est si
                                                                                                insidieuse
                                                                            voilà...